TOILES SOUS TOILE
Le Festival Toiles sous Toile est un festival de cinéma documentaire créé par La Compagnie La Fontaine Aux Images avec la complicité de la réalisatrice Nathalie Joyeux. Chaque année, et ce depuis 15 ans, une centaine d’habitant.es de tous âges participent à la programmation du festival, mêlant films intimistes, sociaux et engagés. L’entrée y est libre, gratuite et accessible à tous.tes, avec la présence de nombreux.ses cinéastes échangeant avec le public sur leur travail à l’issue des projections.

15ème edition de toiles sous toile
Du samedi 14 au vendredi 20 novembre
au conservatoire Gilbert Klein
Cette année, 145 habitant.es de tous âges ont participé à la programmation de Toiles sous toile. Et pour fêter sa 15ème édition et le bi-centenaire de la photographie, le festival vous invite à découvrir 10 films courts photographiques en amont de chaque séance.
Entrée gratuite pour tous.tes.
Réservations individuelles et groupes : contact@fontaineauximages.fr
Rencontres d’1 heure avec les cinéastes après chaque film.
Ouverture du festival – Samedi 14 novembre – 20h30

Belleville nous verra toujours danser
de Hugo Sobelman (2026, 87 min)
Au pied du parc de Belleville, « La Perm’ », une permanence juridique bénévole, est devenue une seconde maison pour les adolescents du quartier qui se demandent quelle est leur place en France, un pays qui ne peut s’empêcher de les regarder de travers. Entre rêves, engagements et amitiés, Hugo Sobelman compose un portrait sensible et lumineux d’une jeunesse qui invente son avenir avec énergie et solidarité.
En avant-programme :

Le Chant du Cygne
de Andrea Mantovani (3mn)
Dans la forêt de Białowieża, l’une des dernières forêts primaires d’Europe, un monde ancien résiste encore au temps. Andrea Olga Mantovani témoigne de la beauté fragile de cet écosystème millénaire et de la lutte menée en 2017 par les militants pour le protéger. Une méditation sur notre lien au vivant et sur les traces laissées par l’homme.
Hors réseaux
de Julia Gandolfo (4mn)
Représentation, apparence, estime de soi et réseaux sociaux. Face à la caméra, sans artifices, des jeunes de la génération, 18-25 ans répondent.

Lundi 16 novembre – 14h
Les glaneurs et la glaneuse
de Agnès Varda (2000, 82 min)

Un peu partout en France, Agnès a rencontré des glaneurs et des glaneuses, récupéreurs, ramasseurs et trouvailleurs. Par nécessité, hasard ou choix, ils sont en contact avec les restes des autres. Un film libre et inventif qui célèbre la beauté des gestes simples, le partage et l’attention portée au monde.

En avant-programme :
Un refuge
de Tomas Bozzato (5mn)
Le Refuge Solidaire de Briançon est un lieu d’accueil pour les personnes qui viennent de traverser la frontière des Alpes. Elles sont hébergées pendant quelques jours avant de continuer leur voyage. Tomas Bozzato réalise leur portrait avec une Afghan box.
Mardi 17 novembre – 9h30
Chanter Ensemble
de Nicolas Duchêne (2025, 52 min)

Aux Lilas, des écoliers et leurs parents transmettent une chanson d’enfance familiale et l’apprennent à la classe. Un documentaire chaleureux qui fait de la musique un formidable espace de rencontre, de transmission et de découverte de l’autre.

En avant-programme :
Tamachâots, elles étaient une fois, les trois elles
de Djamila Beldjoudi-Calin (4mn30)
Amélia fille de Djamila, fille de Mébarka, fille de… « Elles étaient une fois », un dialogue entre mères et filles qui n’avaient pas d’album de famille. Une reconstitution photographique et sonore de 4 générations de femmes afin de perpétuer la tradition orale, ancestrale chez les kabyles.
Mardi 17 novembre – 14h
Marion Ou La Métamorphose
de Laëtitia Moreau et Marion Sellenet (2024, 52 min)

Marion, artiste atteinte d’une maladie neuromusculaire, transforme son parcours en une aventure créative. Un film sensible sur la force de l’expression artistique, l’émancipation et la capacité à réinventer son regard sur la vie.

En avant-programme :
La salle des pas perdus » une histoire sans fin ?
de Djamila Beldjoudi-Calin (3mn)
Amélia fille de Djamila, fille de Mébarka, fille de… « Elles étaient une fois », un dialogue entre mères et filles qui n’avaient pas d’album de famille. Une reconstitution photographique et sonore de 4 générations de femmes afin de perpétuer la tradition orale, ancestrale chez les kabyles.
Jeudi 19 novembre – 9h30
La Musique Sourde
de Daniela Lanzuisi (2025, 55 min)

Grâce à leur implant cochléaire, des enfants découvrent la musique et le plaisir de jouer ensemble. Un documentaire lumineux qui montre comment l’art crée des liens au-delà des différences et ouvre de nouveaux horizons.

En avant-programme :
Ioana et la jupe rouge
de Armandine Penna (4mn)
Ioana virevolte dans sa jupe de velours, gracieuse et fragile princesse, tour à tour Belle au bidonville dormant et Alice au pays des promesses.
Jeudi 19 novembre – 14h
Dj Mehdi – Made In France
de Thibaut de Longeville (2024, 40 min)

À 12 ans, Mehdi Faveris-Essadi plonge avec délice dans les vinyles de son père fan de soul, rock et de disco, et s’imprègne, par sa mère et sa famille tunisienne, de musique orientale. En vrai geek, il compose déjà dans sa chambre sur un sampler qu’il bricole lui-même, lorsqu’il rencontre son complice Kery James. Un hommage vibrant à une figure majeure du rap français et de la musique électronique dont l’héritage continue d’influencer la création musicale.

En avant-programme :
Si tu m’apprivoises
de Armandine Penna (5mn)
Sonia, jeune femme en colère et à fleur de peau, s’apaise en prenant soin des animaux blessés auxquels elle s’identifie. Elle les recueille et les écoute dans son quartier défavorisé de Nantes. Est-ce elle qui les apprivoise ou l’inverse ?
Vendredi 20 novembre – 14h
Qu’est-ce qu’on va faire de toi ?
de Salma Cheddadi et Karelle Fitoussi (2026, 52 min)

Dans une école maternelle parisienne, des enfants de cinq ans interrogent avec spontanéité le monde qui les entoure. Un film tendre et joyeux qui révèle la richesse des regards d’enfants et la force du vivre-ensemble.

En avant-programme :
Rafaël
de Charlotte Audureau (3mn)
Voici l’histoire de mon fils Rafaël, porteur d’une malformation au visage : la fente labio-palatine. Il est d’ailleurs plus juste d’admettre qu’il s’agit aussi de mon histoire de maman blessée qui tente d’accompagner son fils du mieux possible. Voici donc notre chemin familial ; nos combats, nos souffrances, nos peurs et nos joies.
Vendredi 20 novembre – 18h30
Still Playing
de Mohamed Mesbah (2025, 37 min)

Cisjordanie, été 2024. Rasheed, un créateur de jeu vidéo, s’efforce d’élever ses deux fils malgré les raids de l’armée israélienne et les nouvelles de Gaza. La nuit, il crée des jeux où les mères, les pères n’arrivent plus à protéger leurs enfants.

En avant-programme :
Le Petit Poucet
de Frédérique Le Brun (2mn30)
À travers l’évocation du célèbre conte, la photographe Frédérique Le Brun met en lumière la résistance et le soutien à la Palestine en France.
Petite Restauration à 19h30
Vendredi 20 novembre – 21h
Bye Bye Tibériade
de Lina Soualem (2023, 82 min)

Lina Soualem revient sur l’histoire de sa famille entre la Palestine et l’exil. Son film devient l’exploration de la transmission de mémoire, de lieux, de savoir-faire, de féminité, de résistance, dans la vie de femmes palestiniennes pour qui la dépossession est la norme et la résilience une musique quotidienne.

En avant-programme :
Feu
de Linda Tuloup (7mn)
C’est une élégie, une mélopée de nuit mêlant souvenirs tremblants et photographies. Avec ce premier film, Linda Tuloup, nous plonge dans la grâce de la solitude et nous mène à cette interrogation ultime « de quel feu sommes-nous nés ? »
Dans le fracas du monde, face aux tensions qui nous traversent et aux replis qui nous menacent, choisir de se réunir pour partager des films peut sembler dérisoire. Nous croyons au contraire que c’est un acte essentiel. Cette année, plus que jamais, nous avons souhaité placer cette 14ème édition de Toiles sous Toile sous le signe de la paix, celle, vibrante, qui se construit, qui se conquiert et qui s’entretient. C’est cet artisanat patient, ce cheminement personnel et collectif, que les dix films de notre programmation, choisis avec soin par les habitants-programmateurs, viennent éclairer.
La paix commence souvent par une conquête intime : celle de trouver sa place, comme le jeune Al-Kary, qui trace son chemin d’artiste dans Le sillon du pissenlit, ou celle de se réconcilier avec son passé, comme dans le courageux récit de 365 jours.
Elle est aussi, et surtout, l’art de vivre ensemble. Comment faire société ? Comment s’écouter ? C’est la question posée par Les petits disciples de Platon, où la philosophie apprend la tolérance à des enfants de Belfast. C’est la lutte pour la justice et l’égalité menée par une avocate engagée dans Maïmouna, la Voix du 9-3.
Enfin, la paix est un rapport au monde, un équilibre à trouver avec notre environnement et nos traditions. La ferme des Bertrand nous offre un magnifique témoignage sur la transmission et le respect de la terre, un portrait profondément humain d’une famille de paysans sur trois générations.
Chaque film de cette édition est une invitation à regarder le monde autrement, à écouter des voix que l’on entend trop peu, à comprendre des parcours qui ne sont pas les nôtres. Les rencontres avec les cinéastes qui suivront les projections sont la promesse de prolonger cette réflexion. Elles sont notre agora, notre espace pour débattre, douter, et peut-être, nous transformer un peu. A Toiles sous Toile, nous avons une conviction : c’est en semant ces graines de dialogue et de compréhension mutuelle que l’on bâtit, petit à petit, des parcelles de paix.
Nathalie Joyeux
PHOTOS
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